Safety & Tips

Bienvenue dans la rubrique KiteTips, concoctée par l’équipe KiteHook.
Cette rubrique regroupe un peu plus de 80 conseils de sécurité et astuces pratiques. Elle est constituée d’articles élaborés à partir d’échanges d’expériences. Pas de longs discours, pas de théorie, que du vécu.
Ces articles sont rédigés dans la même philosophie que le KiteHook : offrir aux riders plus de sécurité, plus d’autonomie et donc plus de liberté sur la base de développements simples et fiables.

Ride Sage. Ride Free.

PS : Cette rubrique est étoffée et mise à jour en permanence. Si vous voulez être sûr de bénéficier régulièrement des derniers conseils sécurité et astuces pratiques. Il vous suffit de vous abonner à la page Facebook KiteHook.

Extrait : Cadre règlementaire – site FFVL

Les planches à voile, les planches aérotractées et les planches nautiques à moteur effectuent une navigation exclusivement diurne à une distance d’un abri* n’excédant pas 2 milles (3724m).

*Abri : « Endroit de la côte où tout engin, embarcation ou navire et son équipage peuvent se mettre en sécurité en mouillant, atterrissant ou accostant et en repartir sans assistance. Cette notion tient compte des conditions météorologiques du moment ainsi que des caractéristiques de l’engin, de l’embarcation ou du navire ».

La première qualité d’un aileron n’est pas sa rigidité mais sa couleur… Et cela pour une raison aussi bête qu’évidente : une fois votre planche retournée, la classique « gris aileron » sera invisible. Au contraire, un jaune bien flashy se verra de loin. Par conséquent, votre blanche avec des ailerons aux couleurs vives sera perdue moins facilement…
Une bombe de peinture suffit à transformer vos ailerons « tenue camouflage » en appendices haute visibilité. Le diable est dans les détails…
Voir également : Planche perdue

Les algues réservent quelques embuches aux riders qui n’ont pas l’habitude de les pratiquer.
Le piège flottant avec le risque de noyade associé, est sans aucun doute le danger le plus important. Voir : Bouée et autres pièges flottants.

Moins dangereux, mais très agaçant, les lignes enfouies sous les algues. On est toujours dans la situation où l’aile est à l’eau et les algues emprisonnent une ou plusieurs lignes en les recouvrant. Cela arrive en général à la limite entre l’eau est le sable, là ou la marée montante a accumulé des quantités importantes d’algues. Trop chargée au niveau des lignes, l’aile ne redécolle pas, ce qui est une bonne chose. Par contre, dépêchez-vous de vous sortir de ce guêpier car plus vous attendrez et plus les lignes se chargeront. Vous pourrez rapidement avec plusieurs centaines de kilos de goémon bloquant vos lignes. Armez-vous ensuite de patience pour défaire l’enchevêtrement.

Dernier point, la glissade-chute. Vous venez de décollez votre aile et marchez vers l’eau pour débuter une session bien méritée. Méfiance s’il vous faut passer sur des tapis d’algues, certaines sont particulièrement glissantes. L’enchaînement est alors réglé comme du papier à musique : votre aile tire un peu fort et vous partez en glissade-chute. Si en plus vous avez le mauvais réflexe de vous agripper à la barre pour vous rééquilibrer, la culbute peut être très violente. Encre un jour pour porter un casque…

Pour un rider, les ampoules peuvent être plus handicapantes qu’elles n’y paraissent. Elles naissent généralement après quelques jours d’affilés de navigation, notamment lors d’un kitetrip. Les mains sont les premières victimes, mais les pieds, au niveau des footstraps, sont aussi concernés, plus particulièrement, le gros orteil et le cou du pied intérieur.

Soumise à rude épreuve lors de nos navigations, la petite ampoule du 1er jour se percera très rapidement. Puis si vous enchainez les navigations, avec le sable et le sel, elle deviendra progressivement plus profonde, plus douloureuse et risquera de s’infecter.

Une première solution, pour se protéger, est d’abandonner les métiers de bureau. Les maçons et bucherons sont, par exemple, beaucoup plus résistants à ce type de lésions dermatologiques. Plus sérieusement, les riders crispés sur leur barre, souvent l cas des débutants, en seront plus rapidement victimes. µUn peu de décontraction retardera le problème. Les mitaines offrent également une bonne protection. Valider toutefois qu’elles sont bien adaptées à la morphologie de vos mains et qu’elles ne sont pas, elles-mêmes, génératrices d’ampoules.

Une fois l’ampoule en place, il faut essayer de la protéger pour éviter qu’elle ne devienne de plus en plus importante. Les pansements et protections spécifiques habituels ont ici une efficacité proche de 0. Ils se décolleront très rapidement au contact du sable et de l’eau. Utilisez plutôt un sparadrap polyéthylène imperméable, Blenderm par exemple. Pour avoir une chance qu’il tienne, il est nécessaire de faire le tour du doigt ou du pied concerné.

Dans les régions du monde où le vent est variable d’un jour sur l’autre, les anémomètres connectés sont au rider ce que le GPS est au routier : une avancée technologique qui devient incontournable.

Les données de ces anémomètres proviennent d’une station météo dont les mesures sont accessibles en ligne, donc à partir de votre ordinateur, smartphone ou tout système connecté.

Les données disponibles varient d’une station à l’autre, les plus complètes fournissent :

  • La force et l’orientation du vent en temps réel
  • La pluviométrie et l’humidité
  • La température et la pression atmosphérique
  • Des photos ou vidéos du spot en temps réel
  • L’évolution de toutes ces mesures sur la dernière heure et sur les dernières 24 heures
  • L’historique des mesures

La station peut être tout aussi bien professionnelle qu’amateur. Cependant, la qualité des informations au niveau du vent est très dépendante de l’emplacement de l’anémomètre. Il est rare que les mesures ne soient pas trop optimistes ou pessimistes en fonction de l’orientation du vent. Un peu de pratique de ces données permet rapidement d’identifier et de corriger les sur ou sous-évaluations.

Ces mesures sont particulièrement utiles pour la préparation d’une session. Tout d’abord, elles permettent de contrôler la cohérence entre les prévision et la réalité. On le sait, la météorologie n’est pas une science exacte. Si l’anémomètre est, depuis le début de la journée, supérieur ou inférieur de 5 noeuds aux prévisions, vous aurez là une information pertinente pour les interpréter. Ensuite, le suivi de l’anémomètre en temps réel vous donnera une idée précise de la force de vent que vous devriez avoir le spot, de son orientation et des rafales. Conseil : observer l’anémomètre régulièrement entre les 2 heures avant votre session. Ainsi, en arrivant sur le spot vous aurez déjà une bonne idée de la surface d’aile adaptée aux conditions.

Exemple : Diabox
Voir également : anémomètre portable

Les anémomètres portables sont utilisés essentiellement par les riders en phase de devenir autonomes. Avec l’expérience, la plupart du temps, ces petits instruments de mesure sont progressivement abandonnés. L’accessoire est d’ailleurs souvent considéré être l’apanage des débutants. A ce titre, il est en bonne place dans les sujets de moquerie de « ceux qui savent », ces experts autopromus décrétant d’un ton arbitraire qu’il faut être retardé pour avoir besoin d’un anémomètre, genre « le vent moi, il me murmure à l’oreille ». Ils ont sans doute oublié qu’à une époque, ils étaient les premiers à avoir des débats intérieurs sur la puissance du vent, l’amplitude des rafales et la surface de l’aile à gonfler.

Si vous avez besoin de vous rassurer sur ces questions, n’hésitez pas, munissez-vous d’un anémomètre, quel que soit votre niveau. Ensuite, après un certain nombre de sessions sur le même spot, il est probable que vous vous satisferez de l’analyse des « signes extérieurs de vent », comme par exemple :

  • La vivacité d’un drapeau
  • Le mouvement des arbres
  • Le clapot qui frise
  • La sensation du vent sur le visage
  • La surface des ailes déjà sur l’eau*

Il existe des anémomètres portables pour toutes les bourses et tous les goûts. De 15€ pour un modèle sans marque, à 80€ pour la version sophistiquée en passant par 40€ pour le produit standard. Vous pourrez trouver également des systèmes se connectant sur la prise jack de votre smartphone, mais dont le prix est similaire aux produits dédiés. Notre conseil : inutile de trop investir, la destinée courant des anémomètres étant de finir oubliés au fond d’une boite à gants ou perdu sur le parking du spot.

Les détracteurs des anémomètres vous expliqueront également que ça ne sert à rien pour plein de mauvaises raisons :

  • Le vent est plus puissant entre le niveau du sol et les 25m de la hauteur de votre aile
  • Il est tout aussi différent entre le bord du spot et là où vous naviguerez
  • Les données fournies par l’anémomètre dépendent du système de calcul c’est à dire selon que la moyenne de la force du vent est faite sur 1 ou 2 ou 5 secondes.

Tout ça est vrai, mais n’a pas vraiment d’importance. La fonction d’un anémomètre est surtout de vous donner des références. Un peu comme votre pèse-personne, le chiffre que vous lisez n’est pas forcément l’exacte réalité, mais peu importe car seule la variation entre les mesures à un intérêt. Vous saurez par exemple que lorsqu’il affiche des rafales supérieures à 25 noeuds, il vaut mieux prendre votre petite aile.

*La possibilité de connaître la surface des ailes en navigation grâce au chiffre imprimé en grande taille est bien pratique. Bien sûr, les tailles d’ailes sont fonction du poids et du niveau du rider, mais la moyenne des surfaces est un excellent indicateur. Remercions les fabricants d’ailes qui ont le « sens civique » de l’afficher et espérons que les autres comprennent que ce détail est un petit service à rendre à la communauté.

Voir également : Anémomètre connecté – Anémomètre en ligne

Votre ange gardien version kite est le bon samaritain qui veille sur vous pendant votre session. Idéalement, il sera l’un des amis avec qui vous partagez votre navigation. Généralement, le rôle d’ange gardien s’établit sans plus de formalisme : vous naviguez à plusieurs et chacun est susceptible de porter secours à l’autre. Au-delà des navigations « entre amis », on peut normalement compter sur la solidarité des gens de mer. En cas de souci, les riders se portent mutuellement assistance sans pour autant se connaître. Cette solidarité a toutefois ses limites. Tous les riders n’ont pas le niveau requis pour porter secours. Intervenir sur une aile partie en deathloop et tractant son pilote demande par exemple du sang-froid et une excellente maîtrise technique.  L’intervention qui se traduirait par un suraccident est évidemment le pire des scénarios. D’autres riders manquent cruellement de sens marin. Ils ont une faculté étonnante à ne pas voir une situation potentiellement dangereuse se déroulant à 300m sous leur vent. 

Si vous êtes seul ou peu nombreux sur le spot, si vous n’avez pas un niveau de confiance suffisant en vos « coriders », mieux vaut désigner un ange gardien terrestre. Il ne navigue pas à vos côtés, ne pourra pas intervenir en cas d’urgence immédiate, mais au moins, si vous êtes en difficulté, vous ne serez pas seul « au milieu de l’océan » sans personne pour savoir où vous chercher. Votre ange gardien dans ces conditions est donc la personne que vous prévenez de votre projet de navigation. Il peut être votre conjoint, un ami, un collègue, etc. Peu importe à partir du moment où vous lui faites confiance.

L’efficacité de votre ange gardien dépendra avant tout de la qualité des informations que vous lui transmettez. Vous penserez bien sûr, à lui communiquer :

  • L’emplacement de votre spot. Idéalement pour plus de précision, l’endroit où vous garerez votre véhicule
  • Votre heure maximale de retour, c’est-à-dire l’heure après laquelle il faut commencer à s’inquiéter
  • Les personnes avec qui vous naviguez et un moyen de les contacter pour qu’il puisse les solliciter en cas d’inquiétude

Il est important également que votre ange gardien sache quelle procédure suivre si vous n’êtes pas revenu à l’heure indiquée. Exemple :

  • Appeler les copains de navigation ou le pêcheur de coin ou l’école de voile sur le spot
  • Aller voir sur le spot
  • Appeler le Cross (n°196)

Enfin, une option d’une efficacité redoutable est l’échange de position grâce à la géolocalisation de votre téléphone portable.

Voir :

Téléphone – Smartphone
Seul – Solitaire – Naviguer seul

Le Cross pour Centre Régional Opérationnel de Surveillance et de Sauvetage (CROSS) est le service à appeler en cas d’urgence ou de besoin de secours en mer. Le numéro pour le contacter à partir d’un téléphone portable est le 196. Une bonne idée est d’entrer ce n° dans les contacts de votre téléphone.  


Extrait du site Secourisme.net : Le 196 pour les urgences maritimes.  

« Concernant les secours relatifs aux urgences maritimes, les appels aboutiront via le numéro d’appel gratuit 196 aux CROSS, centres régionaux opérationnels de surveillance et de sauvetage maritime. Ce numéro a été choisi car il rappelle le canal 16 de la VHF et l’ancien numéro 16 16, ce dernier étant hors service depuis juillet 2011. Les CROSS sont des services spécialisés de la direction des affaires maritimes qui ont la responsabilité des opérations de secours en mer en coordonnant les moyens de recherche et de sauvetage. Rappelons qu’en mer, c’est le canal 16 de la VHF qui est le moyen le plus approprié pour donner l’alerte et communiquer avec les sauveteurs, le 196 étant plutôt destiné aux appels effectués depuis la terre ferme, par exemple par des témoins constatant la présence d’une embarcation en détresse depuis le rivage. »


Voir également : 

  • Téléphone – Smartphone 
  • VHF – Appel détresse 

Le sujet fait à peu près l’unanimité dans le monde du kite ; comme le parapente ou le deltaplane, il est indispensable de prendre des cours pour débuter en kitesurf. En faire l’impasse reviendrait à prendre de sérieux risques. Si les quelques centaines d’euros nécessaires vous rebutent, considérez que c’est le prix de la sécurité.

Il est bien sûr possible que vos cours soient dispensés par un de vos amis qui aurait un très bon niveau de pratique et serait prêt à vous consacrer le temps nécessaire. Gardez juste en tête que cela ne marche pas à tous les coups. En plus d’avoir les compétences techniques, votre ami devra être pédagogue, une qualité rare. Il devra être aussi conscient que donner des cours à un débutant n’est pas simplement quelques conseils en début de session pour le laisser se débrouiller pendant que tout le monde navigue. C’est plutôt plusieurs sessions sans naviguer avec de l’eau à mi-cuisse à crier « lâche-la-barre » 😉 .  

La liste des écoles référencées auprès de la FFVL.

Les associations et clubs de kitesurf sont désormais bien implantés et assurent un rôle essentiel dans la dynamique de notre sport. En fonction de leur taille et de l’enthousiasme de leur équipe, ces structures très locales proposent à leurs adhérents tout ou partie de ces services :

  • Indications et conseils sur les spots de la région
  • Reports en temps réel. Voir Reports
  • Organisation de sessions communes et covoiturages
  • Week-ends de navigation et kitetrips
  • Echanges techniques et sessions de coaching
  • Informations et cours sécurité
  • Evénements associatifs : Apéritifs, soirées, tests matériels, assemblée générale, compétitions, etc.
  • Mise à disposition de locaux, de matériels de prêt, d’un bateau de sécurité, etc.

Au-delà de ces activités les plus visibles, les associations ont un double rôle fondamental :

  • Faciliter la rencontre entre pratiquants sur le principe de « il est plus sympa de naviguer entre potes que seul »
  • Assurer auprès des institutionnels (mairies, région, associations des autres usagers du spot, etc.) la défense du droit de pratique et d’accès aux spots. Là, le principe est « il est plus sympa de naviguer sur un spot autorisé que de jouer à cache-cache avec la police municipale ». Avec le développement du kitesurf, cette mission de défense est devenue incontournable, en particulier dans les régions touristiques où les conflits d’usage sont souvent défavorables aux nouveaux arrivants. Comprendre que l’activité toute récente qu’est le kitesurf a bien peu de chance de faire valoir ses droits face aux activités « historiques » comme la baignade en bord de mer et l’activité économique qu’elle génère.

Si le rôle des associations est devenu fondamental, votre adhésion l’est tout autant, pas besoin d’être très fort en arithmétique pour comprendre que leur crédibilité est proportionnelle à la taille de leur troupe. Entre 10 et 100 adhérents, le maire de votre home-spot aura une perception très différente de vos requêtes.

Notre conseil : Entre partage de votre passion et actions pour garder vos home-spots ouverts, vous aurez tout à gagner en devenant adhérent de l’association de votre région de pratique, plutôt que de dégainer des bonnes raisons du type « j’adhère pas parce que » :

  • ce sport, c’est uniquement entre moi et le vent
  • je ne suis pas un mouton
  • je ne vois pas ce que ça m’apporterait les 15€ de cotisation
  • j’aime pas untel qui est membre du bureau

Souvenez-vous plutôt que nos associations vivent grâce à l’implication de bénévoles. Et si vous n’êtes pas satisfait de leurs actions, adhérer et participer reste le meilleur moyen de les faire avancer dans le sens qui vous semble le plus adapté.  

Ci-joint la liste des associations référencées par la FFVL. 

Voir : Licence

La barre est sans aucun doute, l’élément de sécurité le plus important dans l’équipement du rider. Elle réunit les 2 systèmes qui, en cas de problème, vous permettront de diminuer, puis stopper, la puissance de votre aile :

  • le border-choquer
  • le largueur du chickenloop

C’est également sur votre barre que sont connectées vos lignes, ces 4 ou 5 fils de diamètre 0.8 à 1.6mm qui font que vous êtes soit un kitesurfer voguant sur les flots, soit en cas de problème, un bouchon au milieu du vaste océan. 

Pour toute ces raisons, il est important de prendre particulièrement soin de cet ensemble barre / lignes. D’une part en le rinçant systématiquement après chaque sortie (voir : Rinçage), d’autre part en contrôlant régulièrement son état général, et plus particulièrement :

  • le fonctionnement du largueur du chicken loop et du leash d’aile (voir : Checklist pré-décollage)
  • les lignes et le border-choquer (Voir : Lignes – Attention fragile)

Votre prochain kitetrip est réservé, le compte à rebours est enclenché et l’excitation est grandissante au fur et à mesure que le jour du départ approche… Selon votre sens de l’organisation, la veille ou un mois avant, vous devrez affronter les « épreuves du bag », c’est-à-dire la préparation de votre boardbag, ce gros sac en forme de sarcophage qui transportera une bonne partie de votre matériel. A moins d’être un maniaque de la logistique, ces épreuves ne sont pas la partie la plus sympathique du voyage. 

Epreuve n° 1 : Où le trouver ? 

Si vous voyagez régulièrement, le plus simple est de posséder votre propre boardbag. Sinon, inutile d’investir, plusieurs options pour en trouver un :

  • votre copain de session vous prête le sien en échange d’une bonne bouteille de rhum à votre retour
  • vous lancez un appel sur votre forum kitesurf préféré pour en louer un. 15 ou 30€ sont des prix raisonnables pour 1 à 2 semaines de location
  • vous empruntez l’un des boardbags que votre association kitesurf met à la disposition de ses adhérents

Epreuve n°2 : lequel acheter ?
Les shops de glisse et les grandes surfaces de sport proposent des boardbags de différentes tailles et qualités à des prix allant de 50 à 200€. Pour choisir votre futur compagnon de voyage, ne vous attardez pas trop sur l’esthétique, il aura pris un coup de vieux dès son premier voyage en avion grâce à la légendaire délicatesse des manutentionnaires d’aéroport. Par contre, il peut être utile d’en prendre un avec la mention « Golf bag », certaines compagnies aériennes offrant la gratuité des bagages hors-dimensions pour le matériel de golf. A voir combien de temps l’astuce fonctionnera encore… Le premier critère pour le choix est en fait la taille de votre plus grande planche, celle de surfkite notamment. En termes de volume, inutile de prendre le sac qui emmagasinera vos 5 ailes, vos 2 twintips et votre foil. Les boardbags sont toujours limités en poids. Une option que vous apprécierez pour le transfert entre deux terminaux sont les roulettes : indispensable à mon avis. 

Epreuve n°3 : Combien ça pèse ? 
Le poids autorisé varie d’une compagnie à l’autre, entre une vingtaine et une trentaine de kilos. Le maximum de 23 kilos revient souvent. Pour vous donner un ordre de grandeur : 2 ailes, 1 twintip et quelques accessoires type barre et harnais atteignent rapidement 23kg. C’est donc bien le poids et non le volume qui vous limitera.
Une fois le matériel sélectionné et rangé dans le boardbag, il est nécessaire de le peser. Les dépassements de poids sont généralement surfacturés à des prix dissuasifs. Les premières expériences de pesage se font souvent à l’aide du bon vieux pèse-personne. C’est le moment de faire les premières photos de votre voyage ; peser un sac gros comme un cercueil en le portant et en montant sur un pèse-personne est assez cocasse. En général, 2 ou 3 tentatives suffisent pour se décider à récupérer un peson : vous en trouverez également dans votre shop de glisse ou en grande surface de sport pour 10 à 30€. Si vous êtes « débutant en boardbag » lors de vos premières tentatives, vous dépasserez significativement le poids autorisé. Il vous faudra alors vous livrer au savant exercice d’équilibrage entre votre valise (ou celle de votre conjoint) et votre boardbag. Exemple : votre barre ira remplacer quelques t-shirts. 

Epreuve n°4 : Combien coûte le transport d’un boardbag ?
La plupart des compagnies aériennes facturent le transport de ces « bagages hors-dimension » 50, 100€ ou plus par vol… D’autres, beaucoup moins nombreuses, les transportent gratuitement et quelques-unes les refusent tout simplement. Les politiques tarifaires sont donc extrêmement variables d’une compagnie à l’autre, mais aussi dans le temps, voire même entre l’aller et le retour avec une même compagnie. Il arrive par exemple de devoir payer sur un vol Paris – Dakhla et d’être exempté au retour… Le seul moyen d’avoir une information à peu près fiable est donc de vous renseigner auprès de votre compagnie aérienne, votre agence de voyage ou sur… votre forum kitesurf, où les questions sur les boardbags font partie des sujets récurrents. 

Epreuve n°5 : Qu’est-ce que j’oublie ?
A moins d’être doté d’un cerveau 64 bits, pas de secret : si vous voulez être sûr de ne rien oublier, mieux vaut tenir une liste à jour. Rien de plus frustrant que de réaliser à l’arrivée sur votre spot à l’autre bout du monde que vous avez oublié les 4 vis de fixation de vos pads. Comme nous sommes sympas, nous vous avons préparé une pré-liste ci-dessous. Chaque rider étant particulier, elle ne prétend pas être exhaustive, mais elle devrait bien vous aider tout de même.

Voir : sac de compression

Même si le sujet est très présent dans ce référentiel, les accidents graves en kitesurf restent fort heureusement rares.
Le rider est plus souvent victime de bobos et petites blessures. Les pieds sont en général les premières proies.
Coquillages, morceau de verre, cailloux et rochers sont autant de pièges dont on sort avec une coupure ou une égratignure plus ou moins superficielle. 

Le port de chaussons ou chaussettes néoprène sont une solution pour les spots présentant le plus de risques. Pour autant, il ne faut pas sombrer dans la paranoïa du bobo, toutes les plages n’en veulent pas à vos orteils et il est bien agréable de pouvoir naviguer pieds nus lorsque la température de l’eau le permet.

Voir : Chaussons / Chaussettes néoprène

En cas de plaie, si elle reste effectivement dans la catégorie des petites blessures, quelques jours au sec, donc… sans naviguer, suffiront pour qu’elle cicatrise et soit définitivement oubliée. Par contre, si vous continuez à naviguer intensément, le sel, l’eau et le sable feront leur travail, le bobo deviendra plus profond jusqu’au moment où il deviendra handicapant.

Le remède pour ces petites plaies sont les mêmes que pour les ampoules (voir : Ampoules). Extrait de l’article Ampoule : « il est nécessaire de les protéger pour éviter qu’elles ne deviennent de plus en plus importantes. Les pansements et protections spécifiques habituels ont ici une efficacité proche de 0. Ils se décolleront très rapidement au contact du sable et de l’eau. Utilisez plutôt un sparadrap polyéthylène imperméable, Blenderm par exemple. Pour avoir une chance qu’il tienne, il est nécessaire de faire le tour du doigt ou du pied concerné. »

Une bouée, des algues à fleur d’eau, un bateau au mouillage… Tous ces objets flottants, malgré leur posture paisible, sont des pièges potentiels pour le rider non avisé. Le risque n’est pas tant la collision, mais la noyade.

Le cas classique est : lors d’une dévente ou suite à une erreur de pilotage, votre aile tombe à l’eau. Le temps de la redécoller, elle dérive vers l’un de ces objets flottants. Une de vos lignes se coince dessous, l’aile reprend de la puissance et vous tire alors sous l’eau. Comme d’habitude, dans ces cas de figures, il est nécessaire de larguer immédiatement. Toutefois, le plus sûr reste de se méfier de ces objets flottants identifiés et de les garder à bonne distance.

Plus d’informations sur Article Apc Kite : Les corps mort, ces bouées pas du tout inoffensives

Vous débutez ou venez de changer de combinaison et découvrez l’heureuse expérience d’avoir 10l d’eau accumulés au niveau des mollets de votre combinaison. Le principe de « rétention d’eau » est classique : avec la vitesse, l’eau sous pression remonte le long du mollet, puis, le bas de la jambe de la combine se replie sur lui-même et piège l’eau qui vous donne des allures de bibendum souffrant de phlébite. Ça fait rire les copains, mais pour vous c’est moyennement amusant.  

Il existe un remède simple et bon marché : les bracelets de cheville. Vous les trouverez, pour quelques euros, dans les bons kitesurf shops ou les grandes surfaces d’accessoires spécialisées dans le sport.  

Casques – Riders confirmés

Le kitesurfer, une fois son stage débutant terminé, a un rapport compliqué
avec le casque, une relation du type « je t’aime moi non plus ».

Nous sommes tous à peu près d’accord sur le fait qu’il peut être bien utile. Pourtant, seule une (petite) minorité le porte régulièrement.  
Les riders sans casque ont plein de bonnes excuses pour expliquer qu’ils n’en portent pas.
Au top 10 des raisons plus ou moins rationnelles, viennent en tête :

  • Le kitesurf, c’est la liberté 
  • Ça me gêne 
  • C’est un truc de plus à trimbaler 
  • C’est trop cher 
  • Michael Schumacher avait un casque lorsqu’il est tombé, cela ne l’a pas empêché de rester handicapé à vie 
  • Lors des grosses chutes, du fait du diamètre plus important, la pénétration dans l’eau de la tête munie d’un casque serait plus violente et provoquerait des problèmes au niveau des cervicales…  
  • Ça me donne une tête qui passe mal sur Instagram
  • Ça fait débutant (tous les débutants portent un casque, donc le casque c’est pour les débutants)
  • Pas vraiment nécessaire, la preuve, les riders pro n’en portent pas.

Les choses changeront peut-être lorsqu’un rider du King of the Air perdra la vie ou sera sérieusement handicapé à la suite d’un traumatisme crânien et que le casque sera rendu obligatoire par les organisateurs de compétitions.   

Quelques histoires vraies pour finir de se convaincre de l’utilité d’un casque:

  • Vous faites une transition trop près du bord, votre planche accroche un rocher, vous tombez, vous avez le mauvais réflexe de vous crisper sur la barre, vous partez en roulé-boulé sur les cailloux…  
  • Un trick raté dans trop peu d’eau, votre tête heurte le fond, vous perdez connaissance quelques minutes… 
  • Par vent rafaleux, vous décollez seul (sans kitehook 😊) ou avec un assistant qui n’a pas les compétences suffisantes, vous vous faites arracher… 
  • Vous entrez en collision violente avec un autre rider, une cale, votre planche ou le bord d’attaque d’une aile tombant en frontale… 

Et pour finir d’enfoncer le clou, au-delà de la protection contre les chocs crâniens, le casque sera également votre fidèle serviteur contre :

  • Le froid 
  • Les risques de perforation des tympans s’il est muni de protections au niveau des oreilles  
  • La pluie et la grêle. Ceux qui ont déjà pris un grain de grêlons dans 30 nœuds savent que ça peut être douloureux  
  • Le soleil pour les porteurs de cheveux ras en tout genre 
  • Les yeux, si le casque est muni d’une visière – Voir Visière
  • Les cheveux longs dans le visage 

Casque – débutants

Juste une idée, qui restera probablement un vœu pieux…
Et si tous les débutants, qu’ils soient en école ou dans leurs premières navigations autonomes, avaient un casque de la même couleur ? Jaune fluo par exemple. Comme le A sur la voiture des jeunes conducteurs, cela permettrait de les identifier, de leur laisser l’espace dont ils ont besoin et d’être un peu plus indulgent avec eux s’ils vous ont gêné juste au moment de lancer le saut qui vous aurait fait battre tous les records… 

Voir également :

  • Couvre-chef/ Bonet / Cagoule / Casquette / Chapeau
  • Sondage casque

Ci-dessous les résultats du sondage sur les casques en kitesurf. Il a été proposé au groupe Facebook One Launch Kiteboarding et aux abonnés de la page KiteHook – Ride Safe. Ride Free. Au total 302 réponses… 

Pas un peu surestimé tout ça ?

Oui. Comme pour le sondage coupe-lignes, ce sondage casque n’a pas de prétention de portée universelle. Les résultats obtenus majorent probablement l’utilisation du casque par rapport à la réalité.  Par rapport à la moyenne des riders, les membres des communautés OLK et KiteHook sont sans doute plus attentifs aux questions de sécurité.

Qui porte un casque ?

  • D’après le sondage, 42% des riders porteraient toujours un casque. Comme précisé en préambule, ce résultat est au-dessus de la réalité. L’évaluation du nombre de riders avec casque sur les spots (dernière question) est plus proche des 25%.  
  • Le port du casque est inversement proportionnel au niveau du rider. Plus son niveau est élevé, moins il porte un casque. Reste à savoir ce qui explique cela :
    • Je ne porte pas de casque car mon niveau me le permet… 
    • Je ne porte pas de casque car ça fait débutant….  
    • Je ne porte pas de casque car à l’époque où j’ai commencé personne n’en portait 
  • Les riders dont le support principal est le surf mettent moins leur casque. Ils sont 28% contre 58% pour le foil et 43% pour le TT. Surprenant quand on voit que la principale utilité d’un casque est de se protéger la tête d’un retour de la planche (Cf. ci-dessous).  
  • Le port du casque est proportionnel à l’âge. Plus on est âgé, plus on le porte. Est-ce que les vieux sont plus fragiles, plus sages ou font moins attention à leur look ?  
  • Pas de différence en fonction du sexe, les rideuses le portent à peu près de manière équivalente aux riders.  

Les bonnes raisons pour porter ou ne pas porter de casque 

  • Pour ceux qui ne portent un casque que parfois, les raisons qui les motivent pour en mettre un sont dans l’ordre :
    • Lorsque les conditions sont plus dures 
    • En foil 
    • Avec un leash de planche 
    • Pour porter une GoPro 
    • Lorsqu’il y a du monde sur le spot 
    • Pour apprendre de nouveaux tricks 
    • Lorsqu’il fait froid 
    • A noter pour l’un d’entre nous : « Quand ma femme est là, elle m’oblige à le porter » 😉
  • Dans l’ordre, les premières raisons invoquées par les riders pour ne pas porter de casque sont :
    • Ça peut être utile, mais c’est désagréable à porter : 40% 
    • Je ne pense pas que ça soit utile : 19% 
    • J’ai le projet d’en prendre un mais je ne l’ai pas encore fait : 11% 
  • La seconde raison pour laquelle les riders ne portent pas de casque :
    • Je ne pense pas que ça soit utile : 26% 
    • Un truc de plus à trimbaler : 25% 
    • Je n’aime pas le look : 18%. Cette raison arrive en dernière position, mais il est probable que si toutes les réponses étaient objectives, celle-ci serait probablement en tête

Perception de l’utilité d’un casque

  • A noter, seul 1/5ème des riders pense qu’un casque n’est pas utile
  • 4 riders ont eu la vie sauve grâce à leur casque. Cela ne représente que 1.6% en termes de stat, mais c’est tout de même énorme… en tout cas pour les 4 riders en question 😉
  • 8.4% des riders ont économisé une visite aux urgences grâce à leur casque. La sécurité sociale les remercie…
  • 50% de ceux qui portent un casque considèrent que leur casque leur a été utile au moins 1 fois
  • 25% de ceux qui ne portent pas de casque ont regretté au moins une fois de ne pas en avoir

Quand le casque est-il le plus utile ?

A la question :  » Dans quelles circonstances ton casque a-t-il été utile, ou, si tu ne portes pas de casque, dans quelles circonstances as-tu regretté de ne pas en avoir ? », les réponses ont été dans l’ordre :

  • Les retours de planches en tout genre (strapless, foil, TT) arrivent largement en tête avec 45% des réponses
  • Les chutes (réception de saut notamment) : 23%
  • Les collisions (avec le sol, un autre rider, une aile tombant en frontale) : 9%
  • Les problèmes au décollage : 3%

Quelle sont les principales demandes d’amélioration pour nos casques ?

  • Confort : 70%
  • Protection : 48%
  • Look : 41%
  • Poids : 29%
  • Volume : 23%

Qui sont les 302 riders ayant répondu ?

Ils ressemblent à ceux qui ont répondu au sondage coupe-lignes :

  • Les ¾ ont un niveau confirmé ou intermédiaire. Seulement 8% de débutants
  • Plus de la moitié (64%) navigue moins de 50 fois par an, mais 6 % sortent plus de 100 fois par an
  • Sans surprise, le twintip reste le support privilégié pour les ¾ d’entre nous
  • Les plus de 40 ans sont en force avec 50% des réponses
  • La population OLK est très masculine… Seules 11% des réponses proviennent de rideuses. Mais où sont les filles ?

Dans nos contrées métropolitaines, quand les températures de l’air et de l’eau passent sous la barre des 8 – 10°, le port de chaussons ou chaussettes néoprènes devient nécessaire pour les riders « normalement constitués ».
Ils vous éviteront cette lancinante douleur des pieds criant leur détresse en réaction au froid. Et surtout, ils limiteront une déperdition calorique trop rapide. Pour ceux qui sont gênés car chausser du néoprène « empêcherait une bonne préhension » de la planche, prenez option pour les chaussettes néoprène.
Elles s’usent plus vite si vous marchez avec, par contre, elles ont l’avantage d’être plus fines et sans semelle. En général, vous n’aurez même pas à changer le réglage de vos footstraps.   
 
Voir également : Froid 

Lorsque que tout va mal, les 3 systèmes de sécurité ci-dessous peuvent vous sauver la vie :

  • Largueur chicken loop. Voir Largueur / Largage du chicken loop 
  • Largueur leash d’aile. Voir Leash d’aile – Différents types 
  • Coupe-lignes. Voir Coupe-lignes 


Encore faut-il les utiliser. En conditions normales, les gestes nécessaires pour les actionner semblent évidents. Dans la réalité, lorsque vous êtes trainé par votre kite en pleine puissance car parti en deathloop, que vous avez la tête sous l’eau et que la panique vous gagne, rien n’est évident, au contraire.  

Pour avoir le bon geste au bon moment dans ces conditions, celui-ci doit devenir réflexe. Et pour devenir réflexe, pas de secret, il faut répéter. Souvent et régulièrement. Une bonne méthode consiste à le faire avant chaque décollage de votre aile, un peu comme les pilotes d’avion font leur checklist. Fermez les yeux et actionnez chacun de ces accessoires, une fois de la main droite, la fois suivante de la main gauche.

On rêve tous d’un spot couleur lagon et parfaitement flat* ou mieux glassy*.
Pourtant, du rêve à la réalité, nous naviguons plus souvent sur des plans d’eau où le clapot règne en maître.  

En plus de compliquer sérieusement la réalisation de vos tricks préférés ou en apprentissage, un spot choppy* est fatiguant et sollicite durement les articulations, en particulier au niveau des genoux. Pour qu’une navigation dans ces conditions ne soit pas un enfer, pas de secret, il faut une planche souple qui absorbera les chocs à la place de votre squelette. 

Avant d’acheter la planche carbone dernier cri et au pop fantastique, donc une planche rigide par excellence, réfléchissez bien aux types de plans d’eau sur lesquels vous naviguerez le plus souvent…  Les planches dites freeride sont en général plus adaptées, mais n’hésitez pas à valider auprès de votre vendeur ou des forums de kite que la planche qui vous fait de l’œil est bien adaptée à votre programme de navigation.

Voir également : Planche – bien la choisir (rubrique à venir)

*Un point de vocabulaire : vous l’avez remarqué, le monde du rider étant très anglicisé, difficile de faire une phrase sans un terme anglais. Cette rubrique n’y coupe pas :  

  • Flat pour Plat… Facile celui-là 
  • Plus technique : Glassy pour « lisse comme une vitre » 
  • Plus rock’ n roll : Choppy pour « ‘agité »

En métropole et en dehors des périodes estivales, il est rare de s’affranchir d’une combinaison néoprène et c’est une bonne chose en termes de sécurité. En version intégrale ou shorty, plus ou moins épaisse selon les régions, la combinaison néoprène est la 2ème peau du rider. A ce titre, sa mission de protection est multiple : 

  • Contre le froid bien sûr, c’est son premier rôle et il est essentiel. Voir Froid
    Le choix de la combinaison doit être fait en fonction des conditions du moment, mais aussi sur la base qu’en cas de problème, il peut arriver de rester plus longtemps dans l’eau que prévu. Mieux avoir un peu chaud que très froid… 
  • Contre les UV. Cette fois, le choix du type de combinaison tiendra compte des risques de coups de soleil, notamment pour les riders dont la peau ne se suffit pas des crèmes solaires +50. S’il est facile de se protéger les bras et les épaules en enfilant un t-shirt à manches longues, une combinaison sera plus efficace pour se protéger les mollets…. Mieux vaut avoir un peu chaud qu’être brulé… 
  • Contre les chocs. 3 ou 6 mm de néoprènes ne donnent pas à votre combinaison le pouvoir d’une armure. Toutefois, ils limiteront la gravité des coupures et hématomes plus qu’un un simple board-short ou bikini. Mieux vaut un petit bleu qu’un gros… 

Dernier point, en France il est obligatoire de porter soit une combinaison soit un gilet d’aide à la flottaison.  Voir : Equipement de Sécurité obligatoire 

La combinaison a beau être la deuxième peau du rider, il faut malgré tout l’enfiler et l’enlever. Plusieurs options sont à votre disposition pour cette double opération : 

La méthode warrior
Dans ce cas, le parking du spot est votre vestiaire et vous vous changez à côté de votre véhicule. Ce n’est pas la formule la plus confortable, mais elle reste de loin la plus répandue. Tout à fait indolore par temps calme et température douce, elle est beaucoup plus rude par 30 nœuds pluvieux et froids.  Quelques accessoires rendront la tâche moins piquante :  

  • Un poncho (20 à 80€). Il vous protège partiellement du froid et vous évite de choquer (ou d’attirer) les 30 marcheurs longe-côtes revenant de leur sortie au moment où vous avez le cul à l’air.  
  • Un tapis de sol pour garder les pied à l’abri du sable avant de les enfiler dans votre combinaison et de panner cette même combinaison avec ce même sable au moment de l’enlever.  
  • Un grand sac étanche genre cabas à provision pour ranger votre combinaison dégoulinante dans votre coffre sans qu’elle ne le transforme en marais salant.  

Ces 2 derniers accessoires peuvent être regroupés en un seul, grâce à l’ingéniosité de nos fournisseurs d’accessoires : le wetsuit bag que vous trouverez dans les shops de glisse et les grandes surfaces de sport à des prix allant de 15 à 40€. 

La méthode kitemobile
Votre véhicule est un fourgon utilitaire, un camping-car ou le très prisé T6 dans lequel vous serez à l’abri le temps de vous changer. Là aussi vous apprécierez les accessoires tapis / cabas. Toutefois, il ne faut pas être trop maniaque avec sa voiture qui héritera forcément d’un peu de sable dans la manœuvre. Abstenez-vous également de laisser tourner votre véhicule pendant 20mn, histoire de mettre l’habitacle à température tropicale. En plus d’accélérer le réchauffement climatique, vous risquez d’être mal vu par vos collègues riders.

La méthode sweet home
Vous enfilez votre combinaison chez vous, tranquillement devant le poêle de votre séjour. Au retour, vous l’enlever dans votre salle de bain sous une douche bien chaude. Non seulement, c’est bien agréable, mais de plus, vous échappez à la méchante corvée de passer votre combinaison au jet d’eau sur la terrasse alors qu’il fait nuit et que la température est tombée à 6°. Le privilège est soumis toutefois à quelques contraintes. D’abord, vous n’êtes pas trop loin de votre spot. Avec 10, 20 ou même 30 minutes de route, tout va bien. Au-delà, transpiration et envie pressante rendent les choses plus compliquées. Ensuite, il vous faut un conjoint suffisamment conciliant pour ne pas faire une crise d’hystérie si du sable décore le sol de la salle de bain ou que l’on peut suivre les traces humides de vos pas dans le couloir.

En termes d’utilisation, le coupe-ligne est du même niveau que la ceinture de sécurité. Nous le portons à chacune de nos sessions et fort heureusement, nous ne l’utilisons jamais ou presque. Pour autant, le seul jour où nous en aurions besoin, il pourrait sauver une vie, la vôtre ou celle d’un rider en difficulté ; par exemple, avec une aile en deathloop qui continue de tracter alors que les largueurs ont été actionnés. Il serait donc dommage de ne pas s’en munir. En particulier, pour ceux qui navigue dans les vagues. Le risque de rattraper son aile qui tombe et d’être saucissonner par les lignes est alors élevé.  Si votre harnais n’est pas fourni avec, vous trouverez des coupe-lignes dans tous les shops de kite pour une dizaine d’Euros. 

NB1 : Comme le largueur du chicken-loop et le largueur de votre leash d’aile, le coupe-lignes fait partie des accessoires de sécurité qu’il faut savoir saisir les yeux fermés. Voir : Checklist pré-décollage.

NB2 : Avoir un coupe-lignes, c’est bien, pouvoir l’emporter en navigation, c’est mieux. Eviter les systèmes qui risquent de générer des complications comme le pendre autour du coup ou le mettre à la cheville. Souvenez-vous que les lignes d’un kite adorent s’accrocher dans tout ce qui est accrochable. L’idéal pour votre coupe-lignes reste un emplacement spécifique dans votre harnais. Lors de l’acquisition de celui-ci, vérifiez que votre coupe-lignes y a sa place.   

NB3 : Même si votre coupe-lignes est en acier inoxydable, pensez à le rincer régulièrement, sinon il finira par se corroder.  

NB4 : Prendre un couteau à la place d’un coupe-lignes n’est peut-être pas une bonne idée. Le risque de le porter sur soi (même dans son étui) et de le manipuler en cas de besoin sera sans doute plus grand que celui que l’on essaye d’éviter…   

Qui sont les 280 riders à avoir répondu ?

  • Les ¾ ont un niveau confirmé ou intermédiaire. Seulement 6% de débutants.
  • Plus de la moitié (56%) navigue moins de 50 fois par an, mais 12% sortent plus de 100 fois par an. Sortez le baril de goudron et les plumes. 
  • Sans surprise, le twintip reste le support privilégié pour les ¾ d’entre nous. 
  • Les plus de 40 ans sont en force avec 52% des réponses. Et oui les petits-jeunes, malgré son image, le kitesurf reste un sport de papas.

Qu’en est-il du coupe-lignes ?

  • 72.5% des riders ont toujours un coupe-ligne lors de leur navigation.
  • L’instrument utilisé à 93% est le coupe-lignes classique. Viennent ensuite les kitecleats ( 5%) et le couteau (1%).
  • A 80%, le coupe-lignes est placé dans l’emplacement spécifique du harnais. A noter, 5 riders (2%) ont 2 coupes-lignes sur eux.
  • 14% (quand-même) des riders ont déjà utilisé leur coupe-lignes.
  • 94% pensent qu’un coupe-lignes est indispensable, nécessaire ou utile contre seulement 2% qui pensent que c’est inutile.
  • Les cas d’utilisation sont essentiellement pour couper :
  • Les lignes du kite suite à un emmêlage avec un autre kite ou autour du corps (37%)
  • Une ligne ou un filet de pêche (28%)
  • Les lignes du kite bloquées par un obstacle comme : mat de bateau, algues, bouées (10%)
  • A noter, contrairement à une idée reçue, le coupe-lignes ne sert pas que pour secourir les autres.
    Dans 75% des cas d’utilisation, le rider l’a utilisé pour lui-même.

Les Points à améliorer

  • 42% : Accessibilité (donc son emplacement et la facilité à l’attraper)
  • 20 % : Limiter le risque de perte (système de leash par exemple)
  • 10 % : Durabilité (problème de corrosion)
  • 7% : Capacité à couper des cordages de plus gros diamètre ou pré-lignes gainées

Les bonnes idées

  • Faire que l’emplacement soit à l’avant (et non à l’arrière comme sur la plupart des harnais).
  • Rendre le coupe-lignes obligatoire sur tous les harnais.
  • Créer une norme désignant un emplacement universel du coupe-lignes quel que soit le harnais.

Quels sont les bons conseils qui ressortent du sondage ?

  • Evitez les harnais n’ayant pas un emplacement pour un coupe-lignes.
  • Rincez votre coupe-lignes régulièrement.
  • Entraînez-vous à saisir votre coupe ligne de manière à ce que cela devienne un réflexe, vous aurez ainsi plus de chance de l’avoir en main en situation de crise.

Vous aurez beau le nier, votre premier réflexe pour le choix de la couleur de votre matériel risque fort d’être esthétique. « Est-ce que le rose de mon aile s’accorde avec le bleu de ma combine ? ». Gardez toutefois à l’esprit que la couleur devrait être considérée avant tout comme un élément de sécurité, une couleur vive se voyant de loin et inversement. Le détail a plus d’importance qu’il n’y parait, notamment pour les sauveteurs à votre recherche. Privilégiez les couleurs flashy en particulier pour les éléments suivants : 

  • Casque
  • Ailerons
  • Aile
  • Combinaison

Le courant est rarement un allié des riders. S’il est dans l’axe du vent, la difficulté à tirer des bords sera proportionnelle à la force du courant et à la faiblesse du vent.

A l’opposé, si le courant est plus ou moins contraire au vent, la récupération de votre planche en nage tractée sera tout de suite plus compliquée (voir Planche perdue et Nage tractée – Body drag).

Enfin, sans doute le danger le plus important, si vous naviguez par vent très léger, que votre aile tombe sans pouvoir la redécoller, le courant peut vous emmener au large. Voir Vent léger (article à venir).

Si vous n’avez pas réussi à vous convaincre de porter un casque (Voir article Casque), il peut être une bonne idée de porter malgré tout un couvre-chef. Par temps froid, une cagoule ou un bonnet vous protégeront de la déperdition calorique importante de la tête. Au contraire, lorsque vous avez la chance de naviguer par grand beau temps, une casquette ou un chapeau feront écran contre les méfaits du soleil.
 
Ces conseils peuvent sembler un peu infantilisants, pourtant, beaucoup de riders oublient de se protéger contre ce type de risques.

Voir également : Soleil – Les risques liés au soleil (Article en préparation) et Froid

Connecter l’extrémité de chacune des lignes aux brides de son aile devient vite une routine à laquelle nombre d’entre nous ne font plus attention.
C’est pourtant une étape cruciale de la préparation de son matériel.
Elle doit être réalisée et vérifiée avec soin pour éviter tout problème de fiabilité.
Si l’une des connexions lâche en mode free ride, la punition sera « seulement » de revenir au bord en self-rescue. Par contre, si cela arrive (comme le plus souvent) lors d’un saut, même de quelques mètres, l’amerrissage peut être sévère.
Les conseils pour éviter tout problème : 

  1. Enlever le sable qui pourrait être sur le nœud ou la boucle en soufflant dessus ou en frappant l’extrémité de la bride / ligne sur votre cuisse. Cela évitera, de plus, une usure prématurée de la boucle et du nœud. 
  2. Assurez-vous que la boucle se ferme bien à la base du nœud et non sur le nœud. Sur certaines lignes, le nœud peut être légèrement en biseau.
  3. Vérifier la connexion en tirant fortement dessus. Tirer aussi fort que vous avez envie de monter haut…

NB : Selon les marques, les nœuds en bout de brides / lignes sont plus ou moins gros. Plus le nœud est petit et plus l’attention lors de la connexion doit être grande… 😉 
Voir également : Lignes – Attention fragile